Sur la route des arachides…

5h00 juste, les enfants sont réveillées, lavées, habillées. Elles doivent manger rapidement car à 6h00 c’est l’heure du départ.

Après les caprices des uns et les retard des autres, nous nous mettons sur la route : nous partons loin, environ 180 km hors de Kinshasa. Nous sommes invités à visiter une ferme qui en plus de faire de l’élevage entre autre d’un de mes aliments préférés : l’aulacode Aka Simbiliki, cultuve les arachides, l’ananas, le piment et bien d’autre fruits et légumes. De plus, ils sont ouverts à la culture des autres fruits dont nous aurions éventuellement besoin pour  nos produits actuels et futurs.

La route est longue. Après la N1, le chemin qui serpente entre les villages (nous en traversons 8), est mauvaise. Elle aboutit d’ailleurs à une piste vertigineuse et accidentée sur les 32 derniers kilomètres.

Lorsque nous arrivons enfin en milieux d’après-midi, nous tombons pile poils  sur la dernière récolte d’arachide qui sèche au soleil. Sur place, nous négocions pour récupérer la totalité de la production.

Apres un petit repos, nous entrons dans la petite jeep pour un tour du domaine : 300 hectares de terre, nichée aux milieux de 2 rivières et du fleuve Congo lui-même. Un endroit magnifique.

Le soir, nous discutons autours du repas du soir que je confectionne moi-même, un plat typiquement traditionnel a notre hôte, qui se sent flatté de l’attention.

Là, nous parlons de nécessite de bâtir des relations durables entre les producteurs et les transformateurs. Nous explorons les opportunités économiques que le secteur primaire représente localement et a l’internationale. Nous parlons également de la place de la femme et de la jeune fille dans ce secteur. Enfin, nous développons des concepts autours de la question de l’agrobusiness : le digital, la formation, la science et la technologie, les conférences etc…

Le lendemain, c’est la partie relaxe : nous emmenons les enfants voir les animaux de la ferme, prendre un bain dans l’eau claire d’une des rivières, cueillir les fruits sauvage etc…

Nous avons quitté la ferme avec beaucoup de regret et beaucoup de joie mais c’est décidé : nous y retournerons bientôt.

 

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